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HUICTIESME LIEU
tant la cause, qui est le laict. Ces moyensle font évader , assavoir : appliquer sur lesmammelles cataplasmes faicts de berle ,cresson, lueilles de Louis, lierre terrestre,pervenche, sauge, clious rouges, ciguë,bouillies en lmile et vinaigre : onde grandechélidoine, rue , mente, aluine , fenouil,cuits en oxicrat : ou appliquer sur lesmammelles des fueilles de courge verteset récentes : ou les emplastrer avec duson cuit en huile de camomille. Le mesmelaict une mie de pain cuitte en eau desauge, avec un peu de camphre, mise surles mammelles en forme de cataplasme :et les ventouses posées au plat des cuisseset des aines , au dessous du nombril, at-tirans le laict en bas ; tous ces moyenstendent là, de faire tarir le laict des mam-melles des femmes , chose recerchée decelle qui ne veut estre nourrice. Mais lamère qui désire entretenir son laict, pouraider sa nourrice à allaicter son enfant,par telle peine la tenant en sujection, ettout-d’une-main se deslivrer de son laictsuperflu et importun , et des douleursdes mammelles qui la tourmentent, ern-ployera des remèdes modérés servans àces choses , et aussi à se conserver labeauté de ses mammelles. Les remèdesEt l'entre- sont tels : premièrement, convient oster
tenir mode- i V
renient, sans i inflammation des mammelles , pour en
douleur. 1 111 j r 1
chasser la douleur ? ce qu on fera en lesfrottant avec huile f'aict de l’infusion dela graine de balsamine : ou huile de pa-vot : ou de mandragore : ou de jusquiame.Le lendemain appliquerés sur les mam-melles une bouillie faicte de farine defèves et de vinaigre , frottant l’entourdes mammelles et des aisselles, d’un lini-ment composé de bol armene, une oncejesponge de bedeglium, racine de bistorte,
de chacune demie once, avec huilesrozatet de myrtil, et vinaigre. Ce cataplasmeest fort propre en cest endroit : prenésmente sèche, deux poignées 3 absinte,une poignée ; faictes - les cuire fort lon-guement , puis les passés par le tamis, yad-joustant farines de fèves, d’orobe, etde lupins, de chacune une once ; faictes-en cataplasme avec huile de lis. Sera bond’appliquer sur la papille , une racine degrande esclaire, cuitte et contusc. Si le Dissoudre la
^ . 1 , , 15 1 - 1 . -, tiiniç caillé es
sang est caille, 1 on le dissoudra par ce m àmm,iuucataplasme : prenés quatre onces d’ache,deux onces d’oximel simple, deux oncesfarine de ciclies rouges, autant de celle delupins , dont composerés le cataplasme.
Si le sang ne se peut dissoudre par cecataplasme, et que les glandules des mam-melles s’endurcissent, mesme qu’elles me-nacent de suppuration , usés de ce cata-plasme : prenés racines de guimauves etde lis, de chacune quatre onces 3 vingtfigues 5 faictes - les cuire jusques à cequ’elles amollissent, ad-joustés-y graissede porc non salée, ou beurre frès, quan-tité suffisante pour cataplasme.
Au contraire des précédens discours , Pour faire
. , r* . -i -, abonder en
ceux-ci sont propres a taire abonder en laict les nour-laict les nourrices , pour la nécessité de la ncn 'nourriture des enfants. A cela parvien-dra la nourrice par le fréquent usage dubouillon , dans lequel l’on aura cuit dugrain d’orge, avec un peu de semence defenouil. Aussi par boire quelques-fois dela décoction d’asperges, avec du froment:ou de celle de l’herbe de fenouil : ou deson jus : ou de celui d’ache : ou de betesexprimés , après avoir escaché ces herbesau mortier. Boira en vin ou bouillon , dela poudre de la racine desséchée de char-don nostre-dame, avec poivre et fenouil :