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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE D’AGRICULTURE. 7 5p

joustant du jus d’esclaire , dont l’on ins-tillera tous les jours une fois dans l’oeilOEiitieui. du clieval. La blesseure de l’oeil, par ca-taplasme laict d’aigrcmoine et de be-toine , pillées ensemble , y meslant deuxJ Lassitude. aubins d’œuf. Le cheval trop travaillé,se deslassera par un emplastre mis surles reins, composé de poix noire, bolarmene , sang de dragon , oliban , mas-tic , iiois de gale , de chacun poids esgal;l’emplastre estant appliqué chaudement,où il demeurera tant que le cheval soitguéri. Les jambes et les cuisses du che-val seront frottées longuement avec on-guent faict de farine de froment, d’huiled’olive, et moyeux d’œufs ; dont il seraPlaies deslassé. Et les plaies du dos, guéries parau dos. j us j a verva j ne f dont elles serontfrottées : ou par la poudre de ladicteherbe, à faute de la treuver f'resche. Acela est aussi bon, le jus d’esclaire. Lapoudre de fiente de géline, mise sur lesplaies , les consolide et dessèche : lemesme faict aussi, la poudre de savatestnpure bruslées. L’enfieure sous la selle se ré-" uJ “’ souldra , appliquant dessus , commemortier, de l’argille, qui est une terreAux forte, destrempée avec vinaigre. Celleja,nbes, j am bes, avec jus de mauves, miel, etvinaigre, bouillis ensemble , en estansAux frottées matin et soir. Celle des testi-tesueuks. cules, avec bouillie faicte de croie, dusel, et du vinaigre , dont l’on les frotteraplusieurs fois le jour. Aussi par ce re-mède : faictes par bouillir en eau, desfèves, pour les despouiller de leur pelli-cule et attendrir 5 ad-joustés-y le doublede cutnin , et les cuisés ensemble dans duvinaigre 5 puis mettés-les dans un sachetde toille, et icelui fort chaudement, seraappliqué et attaché au lieu dolent. La

gale aux pasturons, par frotter souvent Gale auxet rudement avec de la paille, ad-jous- pastu,om 'tant une onction faicte avec de l’huile denois , et du soulfre : de seul huile decade, y est fort bon aussi. A l’eschauffe- E.chau/fi-ment, le souverain et singulier remède m ”“'est de bailler à avaler au cheval , deuxonces d’huile d’olive , avec une chopinede vin rouge , si c’est en esté , et en hy very ad-jousterés une once d'huile de sur-plus. Pour la rétention d’urine , sera Faireudnc.faicte fomentation de pariétaire , dicteaussi esparcète, senesson, et asperges, enesgale portion, cuittcs ensemble , et ap-pliquée avec sachets sur les plus procheslieux de la verge, là y faisant tenir avecdes bandes. Les testicules seront à tellecause frottés e.t bassinés avec la décoc-tion de cresson, pariétaire, et racine depourreaux ; et sera donné à boire au che-val le jus de chous rouges, avec du vinblanc. La durté de ventre la plus dan-

• i constipé.

gereuse avient aux chevaux par tropmanger du grain, dont, forbus, extrê-mement enflés , ils meurent sans promptsecours. Le remède à cela est, de luidonner un clystère faict de la décoction demercuriale, pariétaire, mauves, brancheursine, avec miel et huile ; puis lui oindrele ventre avec de l’huile, et le frotter avecun baston rond , par deux hommes cha-cun d’un costé, commenceans parle de-vant, après lui estoupper le fondement,et le mener pourmener doucement et lon-guement, et jusqu’à ce qu’il ait rendu leclystère et fienté. Ces bruvages y sontaussi propres : prenés de la poudre desfueilles de rue sauvaige, et de la graine deladicte herbe, destrempées en vin rouge \racine de flambe jaune, avec grains d’a-nis, et de opopanax, infusés - les dans