DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.
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à la partie externe et moyenne du bras. Les pi-qûres profondes font venir du sang , qui peutrejeter en-dehors le vaccin que l’on a introduit,ou qui, par ce mélange, en atténue l’effet : c’estune des raisons qui font que toutes les piqûrespratiquées ne réussissent pas. Lorsque la pi-qûre est faite, et que l’épiderme est soulevé,on doit un instant y laisser séjourner la pointede la lancette ou de l’aiguille , et ne la retirerqu’en appuyant avec le doigt sur le lieu de lapiqûre , comme pour y essuyer l’iustrument. Onpeut aussi vacciner en effleurant légèrement lapeau un peu tendue , et y faisant une mouche-ture superficielle avec la pointe de la lancette.Lorsque la légère incision est faite , on essuiel’instrument sur la petite plaie , de manière à yintroduire le vaccin qui le recouvre.
Si la personne que l’on se propose de vaccinerestsaine et bien portante, la vaccination n’exigeaucune espèce de préparation ; si elle ne l’estpas , il est avantageux de rétablir sa santé. Engénéral , quoique la vaccination ne demandepresque aucune précaution , la prudence peuten ordonner dans certains cas. On peut vaccinerles sujets à tout âge ; mais le moment où le suc-cès est le plus certain, est depuis la sixième se-maine de la naissance jusqu’au travail de lapremière dentition , et depuis la fin de ce tra-vail jusqu’à la deuxième , sans cependant que ladentition doive être un obstacle , lorsqu’elle estsans accident , sur-tout si l’on redoute les ap-proches de la petite vérole.
Quoiqu’un seul bouton vaccin suffise pourconstituer la vaccine et préserver de la petitevérole , on pratique depuis trois jusqu’à sixpiqûres. Plus on les multiplie , plus on est sûrque quelques-unes d’elles produiront des bou-tons. Il n’en vient ordinairement qu’aux lieuxmêmes des insertions.
La vaccine n’est contagieuse, ni par l’air , nipar le simple contact 5 elle 11e peut se communi-quer que par l’insertion du fluide vaccin. Quel-quefois elle 11e se déclare qu’au sixième , sep-tième , huitième jour , et même plus tard.
Pendant le cours de la vaccine , et s’il ne sur-vient aucun accident étranger, il n’est pas né-cessaire de donner des médicamens au vacciné,ni de le soumettre à aucun régime particulier ;
il suffit alors d’éloigner de lui les causes de ma-ladies et d’indispositions.
La vaccine , qui préserve de la petite vérole,ne met pas à l’abri des autres maladies , et neporte sur elles aucune influence. Il peut arriverque quelque temps avant, ou même pendant lespremiers jours de la vaccination , une personneait contracté la contagion de la petite vérole 5alors le vaccin n’ayant pas le temps d’empêcherles effets d u virus varioleux introduit, la vaccineet la petite vérole marcheront ensemble , sansse confondre. On a vu la rougeole, la scarla-tine, etc., se déclarer quelques jours après lavaccination, parcourir leurs périodes, et la vac-cine qui en avoitété retardée , suivre ensuite samarche régulière. Il est donc utile qu’un mé-decin ou un chirurgien décide du moment favo-rable pour vacciner, prononce si la vaccine estvraie ou fausse , et suive le vacciné pour traiterles maladies étrangères qui pourroient se dé-clarer pendant le cours de la vaccine. (II.)
CHAPITRE VI.
(92) Il faut se garder de souffler aucunepoudre dans les yeux des animaux , comme onle conseille souvent : les plus douces , cellesqui se dissolvent, comme le sucre , la gommearabique même, forment d’abord corps étran-ger , irritent l’organe, et rendent les animauxplus ou moins difficiles à approcher. Celles dessubstances indissolubles , comme l’os de sèche ,les poudres végétales ; et enfin les substancesirritantes , comme les vitriols ( sulfates) , pro-duisent une irritation beaucoup plus considé-rable et permanente ; on peut assurer qu’ellesne font presque jamais de bien , et qu’elles fontsouvent beaucoup de mal.
J’indiquerai, à cette occasion , une Instruc-tion que j’ai rédigée en l’an II, par ordre duComité de Salut public , sur les soins à donneraux chevaux sur les routes, dans les camps, etc.,pour prévenir les accidens auxquels ils sontexposés, et remédier promptement à ceux quipourroient leur arriver. Ce petit ouvrage , in-complet sans doute , qui ne contient que desremèdes simples, peu dispendieux, qu’on trouveN 11 n n n 2
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