36 VÉHICULES.
ainsi que nous l’avons expliqué dans le volume intitulé Mouve-ment des fardeaux, page i 35 .
Roues à raies flexibles.
116. M. Julien Le Roi a présenté,à l’Académie des Sciences ,en 1818, un cabriolet dont chaque roue est formée par uncercle en fer que des cordes réunissent au moyeu. Des rouesà peu près semblables avaient été précédemment construites àLondres .
un. Les fig. 5 et 6 , PI. IV, représentent l’élévation et leprolil d’une de ces roues: — a a est un cercle en fer d’une seulepièce, qui forme la jante de la roue; un certain nombre depetits anneaux en fer sont fixés à la face interne du cercle. Lemoyeu b b est un cylindre en bois ou en métal, qui porte à sesdeux extrémités autant de petits crochets que le cercle a d’an-neaux. Le bout d’une corde étant attaché à un des crochets, onla fait passer successivement dans un des anneaux, puis sous undes crochets, d’où elle remonte dans l’anneau suivant, pourredescendre immédiatement sous le crochet correspondantplacé à l’autre bout du moyeu ; la corde continue ainsi à monteret redescendre, et arrive enfin au dernier crochet; là on la fixesolidement.
118. Il estévident que, si la corde est convenablement tendue etfixée comme nous venons de l’indiquer, et si le moyeu se trouveau centre du cercle; il est évident, dis je, que cette corde tien-dra lieu de rais; car, quelle que soit la pression que l’on exerce surle moyeu ou sur un point du cercle, ces deux parties ne pour-ront changer de position respective, à moins que les enlace-mens de la corde ne se défassent ou ne se brisent.
119. Il est fâcheux que cette invention ne soit pas aussi utilequelle est ingénieuse. Comment, en effet, la corde pourrait-elle