Band 
Tome I.
Seite
369
JPEG-Download
 

369

vais de I oeil leur bord oriental jusqu’à lamontagne de Sainte-Odile. Je distinguaisaussi très nettement le profil de la forêtNoire. L'horizon de la Souabe s’élevait dou-cement vers ce large massif, qui ne se dé-coupait un tant soit peu que vers le Belchen ,presque sur le bord de la plaine du Rhin .Le Feldberg se détachait à peine de la lignegénérale. La chute rapide du Blauen, vers lavallée du Rhin , était très sensible. Mes re-gards s’étendaient sur celte plaine unie, dumilieu de laquelle je voyais surgir le petitgroupe isolé du Kaiserstuhl , semblable à unetaupinière dans le fond d’un large fossé.

L’imagination sc représentait aisémentcette plaine remplacée par des masses aussiélevées que les Vosges et la forêt Noire entrelesquelles elle s’étend, formant de ces deuxgroupes une seule proéminence légèrementbombée,dont la voûte extrèmementsurbais-sée s’inclinait d’un côté vers la Lorraine et del’aulrevers le Wurtemberg. Il semblait qu’ilne manquât que la clef de cette voûte qui seserait un jour abîmée pour donner naissanceà la plaine du Rhin , flanquée de part et d'au-be Jpar ses culées restées en place, de ma-nière à former sur ses flancs deux escarpe-ments ruineux eu regard l’un de l’autre (1).

f. Ezp'ic. /if Ut Ctr is t/e Ut !. 1. p