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lion n’a, pas plus que celles qui correspon-dent à d’autres Systèmes de montagnes, leprivilège d’être universelle, et elle n’em-pêche pas que, dans beaucoup de points etsur des espaces très étendus, il n’y ait con-cordance et même passage graduel danstoute la série des couches, depuis le terrainnéocomien jusqu’au terrain nummulitiqueinclusivement, ainsi que je l’ai annoncémoi-même depuis longtemps (1). J’avaismême été tellement frappé de cette concor-dance et de ce passage, que j'avais cru pou-voir dire que « si les couches à Hamites,» Scaphites, Turrilites, Ammonites, etc., de» la Savoie , ne sont pas plus récentes que la» partie supérieure du grès vert, » il ne setrouve pas dans la Provence, le Dauphiné,la Savoie , la Suisse , de couches qu’on puisserapprocher par leurs fossiles de la craieblanche de Meudon ; et que dans les pointsde la Savoie où le terrain nummulitiquerepose sur les couches en question (notam-ment au col de Tanneverge, dans la valléedu Reposoir , à Thonne , etc.), les couchesnummulitiques font suite immédiate auterrain crétacé à Turrilites, de manièreà ne laisser que difficilement concevoir
(t) Bulletin de la Société géologique de France, i re série,t. IV, p. 339 (1834).