PRÉFACE. vij
dans les puits des mines, et la disposition des tiges et des tiransqui mettent en mouvement leurs pistons.
Le second livre parle des machines mues par des cbevau'x,et spécialement des machines à molettes, dont le double usageest d'extraire le minerai et d’élever l’eau des mines.
Le troisième traite des machines mues par l’eau, soit pourfaire agir un système de pompes, soit pour mettre en mouve-ment un baritel : nous indiquons les moyens employés pourfaire tourner la roue de cette machine en divers sens, et pourl’arrêter subitement et à volonté.
Le dernier chapitre parle de l'application des machines à va-peur aux travaux des mines , et donne des résultats compara-tifs sur le produit et la dépense des machines dé Newcomen ,des machines à simple effet, à double effet, et de celles à fortepression.
1 Sola. Il n’est pas rare dans les arts, et surtout dans les arts mécaniques, derencontrer plusieurs personnes qui aient eonçu les mêmes idées, soit simulta-nément, soit a des époques et à des distances plus ou moins rapprochées;l’histoire fourmille d exemples de cette nature que je ne m'attacherai pas àciter. Dans la stricte vérité, plusieurs personnes qui 11e se sont pas communi-quées, et qui , chacune do son côté, ont eu la même idée pour la création oupour le perfectionnement heureux d’une machine déjà imaginée ; chacun, dis-je , mù par le sentiment intime qu’il n’est point plagiaire , peut se regardercomme inventeur; mais, comme il est rare que l’on puisse prouver la prioritéautrement que par des écrits authentiques , il est généralement reçu que celui-là seul qui, le premier, a consigné dans des ouvrages publics la description-deson idée , doit être reconnu pour l’inventeur. Les autres doivent renoncer àcette gloire, quoiqu’il soit incontestable à leur conscience qu’ils n’ont en aucuneconnaissance de la découverte de leur compétiteur.
Pendant qne j étais à la tête de travaux considérables et importans , j’ima-