DES POMPES. 11
34. Les deux tuyaux sont unis par des rebords d d, nom-més brides , qui ont été fondus avec les tuyaux mêmes; cesbrides sont percées de quatre trous, pour y passer des vis quis’ajustent dans des écrous; et, pour rendre l’union des bridesimpénétrable à l’eau, on met entre elles des rondelles de cuir.
35. Le piston de cette pompe est une espèce de cône tronquérenversé, dont la grande base est entourée dune bande de cuir,clouée par une ou deux rangées de clous très-rapproclies ; cettebande doit être un peu évasée en entonnoir, par en haut, etentrer avec peine dans le corps de pompe quand on y intro-duit le piston, dont le diamètre doit être de deux lignes pluspetit.
Ce piston est en bois de charme ou d 'aune , moins sujets àse fendre que les autres bois ; les deux bases sont environnées decercles en fer. Il est percé d’un trou l , couvert d’une soupape nen cuir, attachée sur le bois par une queue servant de char-nière. Quand cette soupape est abattue , elle déborde d’un demi-pouce le pourtour du trou ‘ et, pour le fermer plus exactement,on la charge d’une plaque de plomb. Enfin, le piston a unequeue p , faite du même morceau de bois dont il est composé,évidée en forme d’arcade, à laquelle est attachée une tige defor r.
Jeu de la machine.
36. Le bout du tuyau d’aspiration b est plongé dans l’eau ;cette eau se trouve à la même hauteur, tant à l’intérieur qu’audehors, et l’air renfermé dans le tuyau a la même densité que1 extérieur. Si l’on élève le piston, il laissera nécessairement unvide sous lui (en supposant toujours que l’air ne puisse péné-trer entre les parois du tuyau et le piston même ), alors l’aircontenu dans le tuyau d’aspiration exerçant sur la soupape c un