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CHAPITRE III.
Machines hydrauliques à compression d’air.
172. Si dans un vase clos on verse de l’eau par un tuyaulong et étroit, et si l’air que le vase contient ne peut s’en échap-per, l’eau introduite doit évidemment comprimer, condensercet air, et lui donner une force élastique d’autant plus grandeque la compression aura été plus forte. Cette force élastique dontla vigueur dépend de la hauteur du tuyau, peut avec facilité êtreemployée à l’élévation d’une certaine quantité d’eau ; il suffitpour cela de placer un autre vase au-dessus du premier, defaire communiquer les deux par un tuyau, et d’établir au-des-sus du second un tube ascendant. Tel est le mécanisme indiquépar la fig. 2 ( PI, XI ) où, a et h indiquent les deux vases ;ce, le tuyau que l’eau motrice traverse; d } le tuyau de com-munication ; et f le tuyau ascendant.
17 3 . L’eau versée dans le tuyau ce comprime l’air contenuedans le vase« et b (puisque les deux communiquent ensemblepar l’intermédiaire du tuyau d) ; l’air comprimé réagit sur l’eaudu vase b et l’oblige à monter dans le tuyau ascendant f.
174. Pour que l’effet décrit se renouvelle, et pour qu’unenouvelle quantité d’eau s’élève dans le tuyau/, il faut i°. inter-rompre la communication entre le tuyau cc et le vase a y 2 0 . fairesortir l’eau que ce vase contient et y introduire de l’air ; 3 °. four-nir une nouvelle quantité d’eau au vase b y on obtient ces troiseffets en ajoutant au vase «les deux petits tuyaux m et n garnisde leurs robinets ; l’un offre un libre passage à l’eau, et l’autreadmet l’air; le tuyau p fournit de l’eau au vase b, et le robinet x