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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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64 MACHINES A SIPHONS.

» Lorsqu’une colonne d’eau se meut dans l’air, elle en entraînenue portion avec elle, soit par l’adhérence des deux fluides l’unpour l'autre, soit parce qu’il se forme autour de la colonned’eau une espèce de vide vers lequel l'air ambiant se précipite,effet démontré par les belles expériences de M. Venturi; il suitde là que l’eau , en traversant une masse d’air, eu absorbe unepartie, et devient en quelque sorte gazeuse; et c’est ce queM. Manoury appelle hydréole par succion.

204. » Si au contraire 011 suppose qu’un volume d’air soitchassé de force dans une masse d’eau, par un soufflet ou detoute autre manière, et que ce volume d’air en pénétrant dansl’eau s’y trouve divisé en un grand nombre de petites bulles, aumoyen de filières très-petites, par lesquelles ou l’aura contraintde passer, le mélange qui eu résultera est ce que M. Manouryappelle liydréole par pression, parce qu effectivement c’est parune forte compression de l’air qu’on l’oblige à entrer et àse disséminer dans toutes les parties de la masse du fluide.

203. » Dans l’une et dans l’autre de ces bydréoles , l’eau, de-venue gazeuse, se trouve plus légère que l’eau pure, et par con-séquent susceptible de monter plus haut que le réservoir. Telleest la base du second moyen proposé par M. Manoury , quien varie les applications; nous allons en indiquer plusieurs.

206. » Concevons un réservoir au fond duquel soit adapté untuyau recourbé, et dont la branche recourbée s’élève plus hautque le réservoir,-Dans son état naturel, l’eau se mettra de niveaudans le réservoir et dans le tuyau,

» Supposons maintenant que vers le milieu de la longueurdu tuyau on perce la paroi, et qu’on y adapte la douille d’unsoufflet qui y chassp l’air de force, non à plein courant, maispar l'interposition d’une plaque percée d’un grand nombre depetits trous pour diviser le volume d’air ; l’air pénétrera dans la