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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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74 MACHINES A SIPHONS,

de la machine approchera d’autant plus de l’effet total ou duplus grand effet possible, que la hauteur de la source qui sertde moteur sera plus petite,

234- Nous devons remarquer ici qu’il y a une petite déduc-tion à faire à ces résultats , parce que les petits aspirateurs n’é-lèvent pas l’eau exactement d’une quantité égale à la hauteurdu grand aspirateur, ainsi qu’on a pu le voir ci-dessus : on doitremarquer encore que le volume de l’air contenu dans le tuyaude communication est en pure perle pour l’effet de la lorcemotrice ; mais ces différences sont très-petites , et l’on peut direque les résultats pratiques de cette machine doivent beaucoupapprocher de ceux que l’on vient de donner.

235. » Nous allons maintenant comparer ces résultats avecceux des deux espèces de roues hydrauliques dont on se sertordinairement pour élever les eaux; savoir, les roues à pots ouà godets, qui reçoivent l’eau par-dessus leur diamètre, ou à unecertaine hauteur de ce diamètre, et les roues à aubes qui tour-nent dans un coursier, et soûl mues par le choc de Feau. Com-mençons d’abord par les roues à godets.

« Si l’on examine théoriquement le produit de cette roue, ontrouve que son effet peut être égal à l’effet total, c’est-à-dire,quelle peut élever à une hauteur égale à celle de la source, au-tant d’eau quelle en dépense ; mais, i°- d faut supposer pourcela que la roue prenne une vitesse très-petite , et que la capacitédes godets soit très-grande; or, dans ce cas, il sérail nécessairede multiplier les rouages intérieurs de la machine, afin de sup-pléer à la lenteur de la révolution de la roue : on aime donc mieuxperdre une partie de l’effet en faisant tomber l’eau d’une certainehauteur sur les godets, et alors cet effet.se trouve diminué d’unequantité que nous estimons être ordinairement d’un huitièmedans les machines les mieux combinées. 2 °. Les frottemens des