f)4 BELIERS HYDRAULIQUES,
lonne d’eau produit une espèce de videderrière la soupape d’arrêtF ; celle-ci, pressée par le poids de l’air extérieur et par celui dela tige, est obligée de s’ouvrir. L’eau s’écoule alors par l'ouvertureE , reprend sa vitesse , frappe contre la palette oblique, qui faitremonter la tige de la soupape, que le courant même de l’eauferme complètement. C'est alors qu’un second choc a lieu, etainsi de suite.
283 . Plusieurs savansdistingués se sont occupés de la théoriedu belier hydraulique, et ont fait des expériences pour con-naître les. lois qui régissent son action. Parmi eux on distingueM. Pytelwein de Berlin , qui a publié sur ce sujet un fort bonmémoire dont M. Girard prépare la traduction ; MM. Pino etBacagni dont on lit un mémoire intéressant dans les Atli déliaSociété italiana delU Scienze, tome X ; M. Bnmacci, dontles sciences regrettent la perte prématurée , qui a publié en x8i3un traité théorique et expérimental sur le belier hydraulique,intitulé Trattato dell’ ariete idraidico del cavalière Bru -nacci ; M. Dalnegro, habile professeur de Padoue , qui a faitaussi plusieurs expériences sur celle importante machine.
s83. Nous décrirons les principales variétés de beliers hy-drauliques , après avoir rapporté les résultats les plus importansdes expériences faites par les savans que nous venons de citer.
Expériences de Bnmacci.
284 . Le belier que ce savant distingué a employé dans sesexpériences, est celui représenté ligure 8 ( PI. XV ). Il a d’a-bord remarqué que chaque lois que la soupape d’arrêt se fer-mait, le tuyau Q éprouvait une sorte de pulsation, et qu’onle voyait très-distinctement se dilater et se contracter succes-sivement. fl a remarqué aussi qu’alors la machine souffrait unesecousse très-violente qui la poussait en avant et qui l’aurait