n8 CONDUITE ET DISTRIBUTION-DES EAUX.
» celle eau, le grand, nombre d’arcades qu’il a fallu élever» pour la conduire, les montagnes qu’on a été obligé de percer» pour donner passage aux canaux, on sera contraint d’avouer» qu’il n’y eut jamais d'entreprise plus grande ni plus admirable» sur toute la terre. >,
38o. En effet, ce netaient point de faibles ruisseaux que lesacquéducs amenaient à Home, c’étaient, pour ainsi dire, deslleuvcs entiers ; outre les eaux de source, 011 y faisait coulerl’eau du Tévérone , soit par des dérivations prises vers la source,soit par des saignées un peu au-dessus de son embouchure dansle Tibre , pour fournir ainsi de l’eau aux quartiers plus ou moinsélevés de la ville. Il y avait des fontaines sur le Capitole et surles autres montagnes renfermées dans l’enceinte de Rome .
38t. On peut se faire une idée de la magnificence des Ro-mains dans la distribution des eaux, par ce que rapporte Plinedes travaux exécutés dans une seule année par ordre d’Agrippa.« Agrippa, dit-il, pendant son édilité, ayant ajouté l’eau» vierge à celles qui étaient à Rome , il la lit couler par plu-» sieurs tuyaux dans tous les quartiers; il lit creuser sept cents» réservoirs, construire cent cinq fontaines et cent trente clia-» tcaux d’eaux ou regards, dont la plupart étaient décorés d’or-» nemcns magnifiques; on y comptait trois cents statues d’ai-» rain et de marbre, et quatre cents colonnes de marbre, tout» cela fut exécuté dans une année. »
38:i. En lisant le livre de Frontin, de Aquœductibus , on estsurpris de l’immensité des travaux qu’il a fallu entreprendrepour la conduite des eaux, tant dans les campagnes que dansRome ; et on admire en même temps les sages règlemens qu’onobservait pour leur distribution.