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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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contre les palplanclies que nous venons d’indiquer et sont rete-nues par d’autres palplanclies dont l’unique objet est d’assujettirce revêtement.

f»3a. Les deux parois du coffre ainsi formées sont à leur som-mité liées entre elles par un certain nombre de moises, qui' sontassujetties à des sommiers ou pièces de bois horizon taies placéesen dehors des pieux, à qui elles servent de soutien pour les em-pêcher de se déverser par la pression de la terre argileuse quel’on déposera dans l’intérieur du batardeau. Quelquefois, pourplus de solidité, on place un lien de fer entre deux moises con-sécutives.

633. Quand le coffre de charpente est terminé suivant laméthode indiquée (dont j’ai eu occasion d’éprouver la bonté), oubien suivant une de celles décrites dans l 'Architecture hydrau-lique de Jiélitlor et dans les Œuvres de P-erronet, on pro-cède au re a 1 ssage avec de la bonne terre argileuse Lien pure,et qui surtout ne doit contenir aucun débris, ni de bois, nid’autres substances étrangères. Ce’remplissage fait, le batar-deau est en état d’être desséche.

634. Le batardeau doit résister à deux forces très-puis-santes :

La première, que nous avons déjà indiquée, dépend de lapoussée de la terre qui remplit le coffre. Les moises, les som-miers et les liens de fer sont destinés à vaincre cette forcé.’

La seconde exerce son action, lorsque l’on épuise l’eau inté-rieure; alors la pression de l’eau environnante contre le coffrede charpente tend à le renverser-en dedans, On résiste à celteforce, en établissant un nombre suffisant d’élaiset de jambes deforce placées intérieurement. La disposition de ces pièces bou-tantes varié suivant la forme, la grandeur èl 1 élévation du ba-tardeau.