ÉPUISEMENT D’UN BATARDEAU. 219
poulies de trois pieds de diamètre, sur lesquelles passait uuecorde sans lin, qui d’un autre côté embrassait l’arbre et le sou-tenait; ainsi la rotation de l’axe faisait circuler la corde sans finet tourner la poulie.
677. La roue était garnie de seize godets ; elle était posée surun châssis composé de quatre montans, assemblés en haut eten bas par des traverses, et le tout fortement uni par des lienschacun de ces montans était évidé dans son milieu sur quatrepouces de largeur, et sur une partie de sa hauteur, pour recevoirles abouts des gisans qui portaient la roue qu’on levait et qu’onbaissait Suivant le besoin. Un des points d’appui de l’arbre deslanternes était fixé aux châssis avec le même avantage que lesgisans, c’est-à-dire, qu’on pouvait le lever et le baisser à vo-lonté.
G78. L’utilité de ce châssis était de faire descendre plus oumoins également la roue et l’arbre des lanternes sans rienarrêter.
Lorsque le local ne permet point de poser la voue à godetssur un châssis, on y bat des pieux, sur une partie de la lon-gueur desquels on lait une rainure pour assujettir les gisansqui portent les roues dans leur mouvement vertical, et cela ,comme ou le pratique dans les mouvemens du châssis.
679. A ces sortes de machines on doit adapter des lanternesd’une grandeur suffisante. Car Perronet rapporte que, ayantcommencé les épuisemens avec des lanternes de deux pieds dediamètre, les alluchons de la roue à aubes faisaient un effort siconsidérable sur les fuseaux de ces lanternes et les usaient sipromptement, qu’il y avait un charpentier continuellementoccupé à renouveler ces fuseaux et les alluchons. L’expérience afait connaître qu’il convenait de leur donner quatre pieds dediamètre.