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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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226 ÉPUISEMENT D’UN BATARDEAU,

pied de coude ou rayon : sa position inclinée à l’horizon fati-guait beaucoup les deux hommes qui la manœuvraient : on luifaisait l'aire communément trente tours par minute, et le pro-duit alors était de 9 pieds cubes par minute ou 54o par heure.Cette machine a très-peu servi : mais pour les épuisemens à laprofondeur de trois ou quatre pieds on n’a rien trouvé de pluscommode et de mieux approprié que les seaux et les écopes,mais surtout les seaux.

Chapelets inclinés mus par des chevaux.

692. Cette machine est décrite ( 682 ). Elle était mue par12 chevaux à chaque relais, et faisait cent quarante tours parheure lorsqu’elle allait sans interruption ; mais il convient d’endéduire un dixième pour le temps perdu par le changement desrelais et le raccommodage des équipages , ainsi l’on 11e doitcompter que sur cent vingt-six tours. Le nombre des alluchonsdelà roue était de cent quinze; celui des fuseaux de la grandelanterne de douze, et celui des fuseaux de la petite lanternede liuit. Les deux chapelets, donnaient quatre mille neufcent cinq pieds cubes d’eau élevée à la hauteur de i5 à 16pieds.

On employait à cette machine 36 chevaux par jour en troisrelais.

693. Perronet , en comparant le produit et la dépense decelte machine à celle des chapelets verticaux manœuvrés pardes hommes, a trouvé que son produit pouvait être évalué àcelui de douze chapelets mus chacun par douze hommes divisésen trois relais chacun de quatre hommes ; que la dépensejournalière des trente-six chevaux revenait à cent huit francs,et celle des hommes employés aux douze chapelets verticaux,