DE LANGUEDOC. 7
» ronne, mais de l’Ariège , qui est une belle» et grande rivière, qui entre dans la Ga-» ronne à deux lieues au-dessus de Toulouse ;b et vient de plus haut et tellement haut ,» qu'il croit qu’on pourra aisément conduire» un Canal jusqu’ aux Pierres de Naurouse;» et étant là, il n’y a plus de dijjiculté. Mais» il restoit encore de faire aller les bateaux» de la Garonne dans le Canal de l’Ariège» qui seroit plus haut; il répond, qu’il se» peut aisément faire par le - moyen d’un» autre Canal qui ne durera qu’une lieue, etb prendra depuis le château de Saint-Micliel,» où étant arrivé tout auprès de l’autre, il» assure de faire monter les bateaux par leb moyen d’une écluse ; ce qui est assezb croyable à ceux qui ont été sur le Canalb qui va de Venise à Padoue , qui vous dirontb que les bateaux montent bien plus hautb par le moyen d’une tour qu’on ferme, queb ceux qui auront ici à monter. Par ainsi,b Sire, ledit maître et les autres à qui j’aib parlé, jugent l’oeuvre fort faisable b.
Il est vraisemblable que l’avis du célèbreingénieur Louis de Foix ne fut pas favorableà ce projet de maître Pieneau : car on voit,eni6o4, le connétable de Montmorency",