DE LANGUEDOC. ig
» en vérité, que la chose est possible : je» vous en porterai les plans et les devis dans» la dernière perfection, avec un calcul de» ce que ce travail pourra coûter. J’ai passé» par-tout avec le niveau, le compas et la» mesure ; de sorte que j’en sais parfaitement» les passages , le nombre des toises et des» écluses, la disposition du terrein, s’il est» pierreux ou gras, les élévations, et le nom-» bre de moulins qui se trouvent sur les» routes. Dans un mot , Monseigneur , je» n’ignore plus rien en cette affaire-là , et le» plan que j’en porterai sera juste, étant» fait sur les lieux et avec grande connois-» sauce. Je serai bientôt à Paris pour ce su-» jet ». (i)
En effet, Riquet ne tarda pas à se rendreà Paris . Il fut présenté à M. de Colbert parl’archevêque de Toulouse ; et après plusieursconférences avec ce Ministre si éclairé, il re-vint en Languedoc , où il -^'occupa de pré-parer le travail des commissaires. C’est ainsique le ii avril 1664, il envoya MM. Rouxet Pierre (2) marquer le chemin du Canal,
(1) Bibliothèque impér. Manuscrit Colbert, n° 20a.
(2) Archives du Canal.