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HISTOIRE DU CANAL
» dix pieds d’eau ; derrière ce puits est uny> fosse, d’où, quand il pleut, moitié des» eaux descend vers Toulouse , et l’autre vers» Narbonne . Ce tertre étant élevé de vingt-» cinq toises et demie au-dessus de la Garonne ,» il est indubitable que si l’on y peut porter» de l’eau à suffisance pour remplir et entre-» tenir un canal de navigation, il y aura assez» de pente pour le construire à plaisir. L’on» remarque encore que sur ledit tertre , il y» a un grand terre-plein pour y creuser un» grand canal de communication de l’un à» l’autre penchant dudit tertre, et y faire degrands réservoirs , s’il est besoin , pour dis-» tribuer l’eau de chaque côté des deux» mers, suivant la nécessité.
» Mais parce que l’eau est la matière des» canaux , et que hors ladite fontaine, il n’y» en a que de pluie , qui s’écoulent en peu» de temps, nous Experts, nous avons repré-» senté aux commissaires, qu’à moins d’ame-» ner d’autres eaux au lieu de partage , il n’y» avoit pas apparence de faire un Canal de» navigation. AlorsM. de Riquet a dit, que,» par son dessin , on a pu voir qu’il avoit» découvert dans la montagne Noire des eaux» qu’on pouvoit conduire à la fontaine de la