64 H 1 S T O 1 R li U U C A N'A Ld’eau. C’est en effet dans ce vallon que Riquetconstruisit cet immense bassin connu sousle nom de Saint-Fériol,et regardé long-tempscomme un prodige de l’art. Sa vaste capacitéparut alors suffire aux besoins futurs de lanavigation du Canal. La première pierre enfut posée au commencement d’avril. Cettecérémonie eut lieu eu présence de l’arche-vêque de Toulouse , de l’évêque de Saint-Papoul et des deux intendans. Un sonnetlanguedocien , publié dans la relation decette fête , décerne à Riquet le don desmiracles.
Il recherchoit les occasions de donner unegrande réputation à son ouvrage. Il desiraque les deux premières pierres de l’écluse duCanal à l’embouchure de la Garonne fussentposées , l’une par le parlement de Toulouse ,et l’autre par les capitouls de cette mêmeville, en présence de l’archevêque de Tou louse . M. Colbert entra dans ses vues ; et ilécrivit à ce sujet aux chefs du clergé et dela magistrature.
La cérémonie eut lieu ; les deux pierresfurent posées avec une grande solennité. Onplaça dans les fondemens des médailles de