DE LANGUEDOC. 67
» entendent assez bien le latin , je voulus» leur demander l’explication de celui queje portois : je le lus en leur présence tout» aussi bien qu’il me fut possible ; néan-» moins sans doute fort mal , puisque ces» bons Pères crurent que je me moquois» d’eux en lisant mal, et quelque protesta-3) tion que j’aie pu leur faire que je u’enfCn-3? dois pas le latin, ils persévérèrent dans» cette croyance, disant qu’il falloit que je» susse tout ce que les autres savent, et» quelque chose au-delà, puisque je faisois» un ouvrage qui passoit la connoissance de» tous les hommes. Enfin, la chose passa si'» loin, que nous en vînmes aux grosses pa-» rôles , et qu’un des Pères, le plus gaillard» de tous, eut la hardiesse de mettre en ses>3 mains une de ses galoches pour m’en>3 frapper 33.
Riquet, crainte de scandale , gagna promp-tement la chambre épiscopale , où , aprèsavoir ri de l’aventure avec l’archevêque, ceprélat remit le calme dans l’esprit des Cor-deliers.
Suivant le devis du chevalier de Clervilleet le premier projet de Riquet, les rigolesqui conduisoient l’eau du réservoir de Saint -