7 8 HISTOIRE RU CANALavoit pu constamment avoir à sa dispositionce nombre d’ouvrier s , il auroit poussé sestravaux plus rapidement encore ; mais dansle temps de la moisson et des vendanges ,une très-grande partie de ces travailleursl’abandonnoit pour aller faire leurs récoltes.
En rendant compte à M. Colbert de cettepremière inspection, Ricpiet (i) ajoute cesmots : « Je ne saurois vous taire, Monsei-» gneur, deux bonheurs qui se sont rencon-» très dans l’excavation du bassin de Nau-» rouse. C’est cpi’à cet endroit-là , où jamais» homme ne s’étoit imaginé qu'il dût y avoir» de la pierre de taille, j’en ai trouvé de très-» bonnes et grandes carrières qui peuvent» fournir à toutes sortes de bâtimens , et des» sources d’eau tellement grosses et vives,» que, dans le temps le plus sec qu’il ait» jamais fait, et pendant que toutes les ri-» vières sont presque taries, ces sources cou-» lent avec véhémence , et seroient capables» d’entretenir le Canal , au moins du côté de» Toulouse . MM. de Bezons et de la Feuille » vous pourront témoigner, que de la seule» eau que l’on en tire avec des seaux et des
(i) Archives du Canal. A. CC.