DE LANGUEDOC. 93
Ces trois lettres de M. de Froidour à M. deBarillon furent imprimées à Toulouse dansl’année 1672. Elles sont précédées d’un aver-tissement , où se trouvent ces mots : « Je ne» veux pas dire qu’il y eût nécessité que» cette relation vît le jour pour la justifica-» tion de M. Riquet, l’inventeur et l’exécu-» teur de ce beau dessein, qui lui a attiré la» jalousie et la censure de tant d’esprits mal» tournés et mal intentionnés. C’est un in-» térêt particulier, où le public n’a pas véri-» tablement part. Et enfin l’exécution et la» consommation de son travail dissipera les» uns et la malice de ceux qui le décrient.
« Mais après tout, ilétoit raisonnable qu’une» entreprise si louable et si glorieuse à la» France , trouvât par avance un charitable■a défenseur, qui fit tenir à son secours la» vérité contre la calomnie ».
C’est une circonstance remarquable quecette défaveur publique, dont Riquet se trou-voit alors comme environné. Il ne sera pasdéplacé d’entrer à ce sujet dans quelquesdétails ; et c’est encore M. de Froidour quiva nous les fournir. « En l’état où sont les» travaux, écrit-il du 6 mai 1671, il reste» si peu de chose à faire au Canal de la