HISTOIRE DU CANAL
I 1.4
» crédit en partie , par la croyance que tout» le monde avoit (ce qui n’étoit que trop» véritable) que les fonds faits et accordés ne» sufüsoient pas pour lui donner moyen de» finir heureusement son entreprise ; et sans» l’aide duquel crédit, il lui e'toit impossible» d’en venir à bout ». C’est ce "qud écrività M. Colbert le i 5 octobre 1678; et il luireprésentoit que lorsque le Canal seroit fini,lorsque la vérification et l’estimation en se-roient faites, il seroit juste que Sa Majesté luitînt compte de ses travaux extraordinaires.
M. Colbert eut égard à ses représentations.D’abord il sollicita les Etats de Languedocd’accorder leur crédit et leur nom à Riquet,pour un emprunt de trois cent mille livres.Cette demande fut accueillie ; la somme de000,000 livres fut mise à la disposition deM. l’intendant de Languedoc , pour êtreemployée aux ouvrages du Canal ; et l’annéesuivante , les Etats en assummèrent sur euxle remboursement.
Cette somme ne devoit être payée à Riquetqu’en différens temps et à des termes éloi-gnés. Ainsi ce secours n’augmentoit ni soncrédit ni ses fonds. « Je fais tout ce qu’il» m’est possible , écrivoit-il à M. Colbert le