joie et leur reconnoissance envers le Roi,pour l’inappréciable bienfait de cette jonc-tion des deux mers.
La vérification des travaux que Riquetavoit été tenu de faire suivant les devis, etl’estimatioS de ceux qu’il avoit faits au-delà,soit pour le Canal, soit au port de Cette ,furent l’objet d’un procès-verbal dressé parM. d’Aguesseau. M. de Bonrepos y joignit unétat des sommes auxquelles le prix de cestravaux étoit monté. Le Roi voulut bienune seconde fois entrer dans l’examen deces dépenses , sans user rigoureusement desclauses portées dans les traités contre toutesorte d’augmentations dans le prix des baux :il déclara que son intention étoit d’être juste you même cl’user de faveur.
M. Gilade, l’un des directeurs particuliersdu Canal, exposoit ainsi les changemens queRiquet avoit faits dans l’exécution du devisde M. de Clerville.
«Ils consistent, dit-il, i°. dans la forme» des excavations. Suivant le devis, la rigole» de la montagne ne devoit avoir que neuf» pieds d’ouverture , cinq de base et neuf de» hauteur. Elle a le double de largeur : j>ar-» là elle reçoit assez d’eau, et en fournit