DF, LANGUEDOC. t33dary; il etoit venu au-devant de M. l'inten-dant jusqu’à l’écluse de Yille-Dubert (i).
M. d’Aguesseau alla ensuite visiter le ré-servoir de Saint-Fériol. Ce bassin , lorsqu’ilest plein, contient plus de six cent cinquantemille toises cubes d’eau et a cent dix milletoises carrées de surface ; cette petite merest arrêtée et soutenue entre deux mon-tagnes par une forte chaussée de plus de seizetoises de haut et de soixante de large, com-posée de trois grandes murailles, et de deuxvoûtes de maçonnerie, faisant en tout cinqmille quatre cent soixante-dix-huit toisescubes, d’un terrassement entre ces trois mu-railles de seize mille toises cubes avec un boncouroi, et de trois mille toises carrées d’ungros pavé d’un pied d’épaisseur sur le talus
(i) Le P. Mourgues en nommant MM. Gilade etContigny , a pris soin de nous apprendre que l’un estl'auteur de la chaussée de Cesse , et que l’autre a faitaussi les deux chaussées en pierre de taille opposéesaux rivières d’Oignon et d’Argent-double. Il n’attribueen particulier à M. Andréossy le mérite d’aucun ou-vrage. Cependant personne n’a dû connaître mieuxl’histoire du Canal, qu’un inspecteur appliqué pendantdix ans à cm suivre les travaux.