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grade intermédiaire de commandeur. Lors-que la paix lui permit de reprendre le soinde ses affaires domestiques , il revint s’oc-
de création de notre ordre militaire de S. Louis , il y aitété statué que les grand’croix ne pourront être tirés qued’entre les commandeurs , nous avons estimé devoirpasser par-dessus cette règle en faveur de notre très-clier et bien-amé le sieur de Caraman , chevalier duditordre , l’un de nos lieuteuans-généraux en nos armées;et sans attendre même qu’il y eût de grand’croix vacante ,l’élever à cette dignité , afin de le récompenser, par cettemarque de distinction , du service important et recom-mandable qu’il vient récemment de nous rendre aucombat de Wange , où , avec onze bataillons , il a sou-tenu tout l’effort d’une nombreuse armée , et assuré ,par ce moyen , la retraite de trente-cinq de nos esca-drons : il avoit d’abord rangé ses onze bataillons surdeux lignes ; sa droite appuyée aux haies vrfisines duvillage de Wange , que les ennemis occupoient, et parle feu de cette infanterie et de ces onze compagnies degrenadiers postés à la tête des haies , a résisté pendantun temps considérable, et même poussé vigoureusementcelle des ennemis. Il fut obligé ensuite de se déposteret de s’avancer dans la plaine pour couvrir notre cava-lerie , et lui donner le temps de se rallier, comme ellelit ; mais enfin , voyant qu’elle étoit obligée de céder àl'excessive supériorité du nombre de celle des ennemis,ce futdans cette occasion qu’il sut glorieusement prendreson parti , puisqu’au lieu de se tourner vers la droite ,