228 HISTOIRE DU CANÀL
» soit que leurs ministres n’aient pas voulu» s’y appliquera bon escient, tant y a qu’elle» a toujours été rejetée et comme réservée» pour la gloire d’un Roi à qui Dieu a donné» une si grande élévation de coeur et d’es-» prit , qu’on peut dire , avec vérité, qu’il» n’entreprend que des choses extraordi-» naires , et qu’il ne fait les communes que» d’une manière fort au-dessus du commun.
» M. Itiquet, qui en avoit digéré dès long-» temps la pensée et reconnu la possibilité,» ayant fait l’ouverture à monseigneur de» Colbert , il fut assez heureux pour la lui» faire goûter, en lui faisant voir les avan-» tagcs qui en pouvoient résulter pour le» royaume, par la facilité du commerce , et» lui expliquant les difficultés qui s’y ren-» controient avec les moyens qu’il y avoit» de les surmonter. Ce grand Ministre , qui» veille incessamment à la gloire de son Roij) et aux intérêts de l’Etat , et qui ne laisse» point échapper d’occasions de les procurer,» ne manqua point d’en informer Sa Majesté,» qui n’ayant pas moins d’ardeur pour tout)> ce qui peut rendre son règne heureux et» florissant , l’écouta fort volontiers , mit» l’affaire en délibération ; et l’ayant conclue.