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DC LANGUEDOC. ^4î
à pourvoir, sans délai , aux réparations im-prévues et urgentes : il rédigeoit les étatsdes toisés d’après ses notes, et les journauxdes contrôleurs signés des entrepreneurs.Comme il étoit responsable du succès desouvrages , il avoit le droit de choisir lesentrepreneurs , les contrôleurs , les chefsd’ateliers et les piqueurs. Ces trois dernièresclasses d’employés étoient,comme les autres,payées par des appointemens fixes.
L’entretien des ouvrages publics ne peutêtre confié par une administration publique ,qu’à des entrepreneurs au rabais. Toute autreméthode est sujette à des abus. Il est néan-moins hors de doute que les ouvrages cons-truits par économie sous les yeux d’un pro-priétaire , coûtent moins et sont plus solidesque ceux exécutés par la voie de l’adjudica-tion au rabais. Un entrepreneur ne peutgagner beaucoup , qu’en diminuant sontravail. Son intérêt est d’en faire le moinspossible ; et il est par conséquent opposé àcelui du public. Au contraire, le propriétairecherche toujours à rendre ses ouvrages assezsolides pour n’avoir jamais à les réparer ; etc’est ainsi que, suivant une remarque deItiquet dans une de ses lettres àM. Colbert ,
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