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divers puisets de jour à autre et en plusieurs en-droits , au moyen desquels nous aurions vu que leterrain depuis Toulouse jusqu’à la jonction duLers,notamment vers les bords de Garonne , est un peugraveleux , et par toute la prairie jusqu’à la fon-taine de la Grave, de très-bonne terre grasse etferme , le tout pi’opre à contenir les eaux , sanscrainte qu’elles se puissent perdre , parce qu’à huitou neuf pieds de profondeur l’eau sort par-tout entredeux terres.
Le jeudi treizième dudit mois de novembre i 66 ±,lesdits seigneurs étant retournés à la fontaine de laGrave, lieu de partage où nous les attendions pourrecevoir leurs ordres,avec lesdits géomètres,agriman-seurs et autres, l’on lit très-exacte visitation du lieu;et fut reconnu que ladite fontaine de la Grave, qui estenfermée dans un puits d’environ quinze pouces delargeur sur trois pieds ou environ de longueur, oùà peine peut entrer un seau , avoit environ septpieds de superficie et dix pieds d’eau, et que der-rière ledit puits il y avoit un fossé d’où , quand ilpleut, moitié des eaux descend du côté de Toulouse ,et l’autre vers Narbonne ; de façon que ce tertreétant élevé de vingt-cinq toises trois pieds onzepouces et demi par-dessus la Garonne , il est indu-bitable que si l’on y peut porter de l’eau a suffisancepour remplir et entretenir un Canal de navigation,il y aura assez de pente pour le construire à plaisir :l’on remarque encore, que sur ledit tertre il y a un