JUSTIFICATIVES. 3oq
montroît, qu’il faudra creuser ou percer pour jeterle tout dans le Sor , descendre à Durfort, de là aumoulin du Purgatoire , puis dans la rigole jusqu’àla fontaine de la Grave.
Cela bien entendu et conçu , nous passâmes duvallon de Rieutort à celui de Lampy, distant dupi’emier de soixante toises, où étant et au lieu dit lePas-de-Lampy, nous reconnûmes qu’il y passoitassez d'eau pour faire moudre un moulin, et quesi l’on bâtissoit une chaussée de l’un à l’autre rocherde huit toises en fond , soixante-cinq de superficieet vingt toises de hauteur, l’on feroit regonfler l’eaujusqu’au-dessus du terrain, et par une rigole passerdans le vallon de Rieutort, où bâtissant pareille-ment une digue de cinq toises en fond, quarante-huit de superficie et douze de hauteur ; toutes les-dites eaux ensemble pourroieut être conduites à lamontagne ou col de l’Alquier, par une rigole dequatre cent quarante-six toises, et parce que laditemontagne est élevée de vingt-cinq toises par-dessusladite rigole , la faudra percer ou couper pendantcent dix toises seulement, après lesquelles lesditeseaux trouveront leur pente et chute dans le Canaldu lac de Sor, de deux cents toises de profondeurparmi des rochers.
Cette reconnoissauce ainsi faite, nous demeu-râmes d’accord de la possibilité desdits ouvrages, etne resta qu’à vérifier que lesdites rivières de Lain-pillon , Vernassonne et Alzau pourroient des-