JUSTIFICATIVES.
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dit travail jusqu’à la rivière de Vernassonne , et larencontrâmes en cinquante-une stations de septcent quatre-vingt-onze toises de longueur, et entreles vingt cinq à vingt-six desdites stations trouvâmesune hauteur de terre de cinq pieds sur trente toisesde longueur qu’il faudra creuser plus bas que lefond de ladite rigole pour lui donner sa pente ; cefait, pai’ce que le temps étoit très-mauvais, et qu’ily a voit loin jusqu’à udit Aidons, nous nous reti-râmes.
Le lendemain dimanche vingt-troisième duditmois, après la sainte messe, nousdits experts, enprésence desdits seigneurs commissaires et assistésdesdits géomètres, niveleurs, agrimanseurs et autresouvriers, partîmes dudit Arfons, et retournâmesà ladite rivière de Vernassonne , au lieu où nousavions laissé notre travail le jour précédent , oùayant considéré que si par une digue ou chaussée l’onsoutenoit ladite rivière , il ne seroit pas trop mal-aisé de la faire descendre dans le Lampillou , nouscontinuâmes de niveler et mesurer dans le bois , àdessein de rencontrer la rivière d’Alzau , et encinquante-deux stations, courûmes de coteau encoteau pendant douze cent ving-sept toises jusqu’auPas de la Maison Grave ; mais parce que le mauvaistemps nous pressoit, et qu’Arfons étoit trop loin ,nous nous retirâmes en la grange de Remondin, aumilieu du bois, où nous passâmes la nuit jusqu’aulendemain neufheures du matin sans pouvoir sortir.