JUSTIFICATIVES.
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qu’il a été dit ci-devant, et qu’à cet effet il falloitconstruire une digue au-dessus du moulin à scie deCaez, de soixante-cinq toises de longueur entre lesdeux montagnes qui composent le vallon, de tellehauteur et épaisseur qu’il sera jugé; à propos pourfaire regonfler ladite rivière d’Alzau , une autreà Vernassonne, et celles de Lampy et Rieutort,ainsi qu’il a été dit ci-dessus ; mais que la rigoleseroit assez difficile à faii'e dans les bois au pen-chant de diverses montagnes et parmi des rochers,ce qui se pouvoit surmonter ; et quant à la quantitéde l’eau que ces cinq rivières, deux fois autant etplus que le Sor ; de sorte que hors quelqu’inconvé-nient que nous ne pouvions prévoir, toutes en-semble en fourniroient assez pour remplir et entre-tenir ce grand Canal de navigation.
Après que lesdits seigneurs commissaires, en leur-dite assemblée à Cai’cassonne, délibérèrent si nousretournerions à la fontaine de la Grave pour recon-noître le terrain et les eaux depuis là jusqu’à Car cassonne , ou si nous irions plutôt voir l’état dufleuve d’Aude depuis l’embouchure du Fresquel enicelui, et fut résolu que nous irions visiter Aude ,et leur en rendrions compte à Narbonne cheminfaisant.
En exécution de ladite délibération du jeudivingt-septième dudit mois de novembre i664 , les-dits seigneurs commissaires s’étant transportés au-dessous du pont de Conquet , distant dudit Carcas-