55o r t ii c i: s
Béziers , qu’on appelle Vendres, dans lequel se dé-charge l’une des branches de la rivière d’Aude , etlequel se peut joindre fort aisément au Canal deNarbonne , puisque l’expérience nous fait voir sou-vent , que lorsque cette rivière est grosse , elle re-gorge jusques dans le Canal de Narbonne , et quepour faire la jonction des étangs de Marceillan aveccelui de Vendres, nous avons les rivières de Hérautet d'Orb, qui, au jugement des experts, sonl très-suffisantes et Pouvrage possible , et cela donnantl’avantage de la jonction des rivières de Saône et duRhône avec la Garonne , en produit encore unbeaucoup plus considérable, qui est que dans l’étangde Tau, il se trouve un lieu que l’on appelle capde SeL ; que M. le chevalier de Clerville ayant re-connu et sondé l’année dernière par ordre de Sa[Majesté , il l’a cru le plus avantageux qui fût lelong de la côte, pour y faire un port capable d’ycontenir des vaisseaux marchands , et même quel-qu’escadre de galères; de sorte que si cet ouvrageétoitfait, il se trouveroit à la tète de l’embouchuredu Canal qui iroit à la mer Méditerranée , deuxports suffisans pour le commei'ce ; mais comme ilne seroit pas juste d’entreprendre un dessein de cetteimportance, soit pour la gloire du Roi ou pour ladépense qu’il y a à faire, sans être convaincus parune démonstration plus certaine que celle .du rai-sonnement , qui est l’expérience, nous croyons quel’on pouiToit tirer un canal de deux pieds pour
I