tenir on fasse des travaux, pour franchir les obstacles quis’opposent à la navigation de ce fleuve, dès le fort de l’E-cluse à Seysel.
Même, les travaux de correction du lit du Rhône , entreLyon et la mer, ont cessé d’avoir de l’importance, depuisque le chemin de fer, de Lyon à Marseille , a été décrété par-les chambres françaises.
Quant à la correction du cours de l’Aar et à l’abaisse-ment des eaux de ses trois lacs , question qui naguèrepréoccupait nombre de cantons de la Suisse occiden tale , et qui était sur le point de devenir question fédérale ;on s’en occupe toujours moins : cetle question a cessé d’êtreenvisagée au point de vue des communications. On ne s’enoccupe que dans le but du dessèchement des marais, etpour rendre, ainsi, à l’agriculture de vastes étendues de ter-rains : but éminemment utile, d’un immense intérêt, maismaintenant étranger à l’amélioration et au complémentd’une grande ligne de communications commerciales.
Ces faits devant nécessairement faire abandonner touteidée d’établir un canal, dès le Léman au lac d’Yverdon ,votre commission ne s’est point occupée des questions re-latives à la navigation par canaux et par rivières.
Toutefois, si contre les prévisions qui viennent d’êtreénoncées, on revenait jamais à l’idée d’un canal vaudois,la ligne déterminée et étudiée par l’ingénieur de l’associa-tion, M. W. Fraisse, paraît la seule possible, et les étudesqu’il a présentées étant complètes, votre commission secroit dispensée de vous en occuper maintenant.