Lignes de Genève à Rorschach et de Genève à Bâle .
Voire commission était convaincue, par les résultats desexpériences faites dans les pays où les chemins de fer sontlivrés à la circulation depuis le plus grand nombre d’an-nées , qu’un chemin de fer a des conditions plus essentiel-les à remplir que celle de suivre la ligne la plus directe etla plus facile, lorsqu’on doit choisir entre des lieux peuhabités et une contrée productive et populeuse ; elle re-connaissait que la direction des voies de fer est détermi-née, parles groupes de populations et le mouvement desmarchandises ; enfin , qu’il est une vérité incontestable :c’est qu’un chemin de fer peut seulement prospérer dansles contrées où il y a du mouvement, de la vie, où abondentles voyageurs et les marchandises. Aussi, elle sentitl’importance pour l’une ou l’autre de ces lignes de les di-riger sur les centres d’activité, sur des villes importanteset sur les chefs-lieux des cantons qu’elles devraient traver-ser pour atteindre leur but, soit à Rorschach , soit à Bâle .
Elle consulta donc un ingénieur: 1° sur la possibilité defranchir les plateaux , les monts et les gorges qui sépa-rent la vallée de la Yenoge et de l’Orbe , de la vallée dela Broyé ; 2° sur la possibilité d’atteindre les villes de Fri-bourg et de Berne . Il lui fut répondu qu’il était probableque l’art pouvait surmonter les obstacles, et qu’à premièrevue, des lignes de fer ne paraissaient pas impossibles dansces directions.
Assurée qu’elle ne s’occupait pas d’impossibilités maté-rielles , la commission entra donc en rapport avec Genève ,Berne et Fribourg.
Un de ses membres vil, dès les premiers jours de no-