LETTRE I.
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a analysé les rayons, n’est, selon Thalès etXenophane , qu’un nuage enflammé ( i ) ;selon Anaxagore et Démocri te , qu’unrocher de feu (a) ; et Pliilolaüs disait queles étoiles sont autant de miroirs suspendusaux cieux, afin de nous renvoyer la lu-mière du soleil.
Je vois votre surprise à la lecture detoutes ces folies : ne riez cependant pastrop aux dépens de ces anciens sages ;nous retrouverons souvent parmi nous dessystèmes aussi absurdes que les leurs.
C’est seulement depuis deux ou troissiècles que la physique est devenue unescience de faits. Galilée et Torricelli , enpesantl’air, et Bacon en indiquant presquetoutes les découvertes modernes, prépa-rèrent la voie que devaient suivre New tonet Lavoisier. Je vous parlerai dans mapremière lettre de ces deux grands génies,
(i) Plutarch. de Placitis pliilos. lib. 2 ? cap. i3.
(•->) Ici. ici. id. id. — Origcnis
Philosophiunçna. cap. 8. De Amtxagora.