LIVRE SECOS V.
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mousses, point de fleurs ; les murs étaientsans aucune parure. En cherchant lesmotifs de cette singularité, je remarquaique ces côtés étaient abrités du vent pardeux petites collines, tandis que les mursqui s’élevaient à l’entrée du vallon devaienten être continuellement frappés. O Nature !c’est ainsi que tes beautés cachent toujoursquelques bienfaits ! en faisant ce qui estbeau, tu fais ce qui est utile. J’ai vu levêtement de verdure et de fleurs que tudonnes à la cabane exposée aux outragesde l’hiver, afin d’en garantir le pauvrequi l’habile.
Le même phénomène a lieu dans lesarbres des forêts et des vergers, et tou-jours je les ai trouvés vêtus de mousse,de lichens et de lierre, du côté de l’aquilonglacé, comme si la Providence eut prévuleurs besoins. Le lis des jardins, dit l’évan-gile , ne s’est pas filé sa parure : les arbresdes forêts aussi ne se sont pas filé deshabits; mais le vent même qui apporte le