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LIVRE SECOND.
Vous devinez que le gaz oxygène, en secombinant avec le sang, laisse échapperson calorique , et qu’il devient ainsi lacause de la chaleur de tous les corpsvivants. Ainsi l’animal qui respire beau-coup, doit jouir d’une plus grande chaleurque l’animal qui respire peu. Et voilàjustement ce qui arrive les tortues, lesgrenouilles et les lézards, qui sont presqueglacés, respirent tout au plus une fois-tous les quart-d’heure -, tandis que lesoiseaux , dont les poumons remplissent lacapacité de la poitrine, et qui sont toutpénétrés d’air , respirent cinquante foispar minute , et ont le corps brûlant.
Vous serez peut-être surprise en ap-prenant que les plantes respirent commeles animaux ; leurs feuilles, doucementagitées par l’atmosphère, sont des espècesde petites bouches • elles 1 absorbent etexhalent l’air tour à tour : nous verronstout à l’heure, combien elles sont utilesdans la Nature.