LETTRE XVII.
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i’air. Peut-être pensez-vous qu’elles ab-sorbent Y oxygéné , ce gaz bienfaisant,seul propre à la vie de l’homme ; il n’enest rien : c’est l’azote, l’hydrogène, l’acidecarbonique que les végétaux préfèrent :ces poisons, ces gaz mortels, ne le sontpas pour eux; au contraire, ils favorisentsi rapidement la végétation, que les jar-diniers ne manquent pas de répandre ,suivant l’avis de Columelle , une grandequantité d’engrais sur leurs herbages; et,croyant donner un sel à la terre, ils four-nissent des gaz au A r égétal.
C’est ainsi que la tendre fleurNe se contente pas de mpntrer sa couleur,
De livrer à l’abeille un sein plein d’ambroisie,D’embaumer la terre embelliePar sa verdure et sa fraîcheur 5Soutien charmant de notre vie,
Dans son sein elle purifieL’air que nous avons respiré,
Et bientôt sa tige fleurieExhale un air plus épuré.
L’homme, si yain de sa puissance,