1ETTRE XVIII.
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répandu avec tant de profusion; s’il estvrai que les pierres et les bois soient engrande partie composés de carbone, ainsique le cliimiste le prouve, l’imaginationn’a plus xien à faire. Je vois dans cemonde déchu, les preuves de son anciennerichesse, de son éclat primitif. O tempsheureux où la chaleur du soleil et l’oxy-gène de l’atmosphère n’avaient pas encoredéfait cet uni vers ! la science va vous fairerenaître. Déjà les forêts s’élèvent vers leciel, comme des colonnes de diamants ;leûrs branches, leurs fruits sont, à nosyeux, autant de miroirs lumineux 5 laprairie ne voit s’épanouir que des fleursbrillantes et adamantines ; les troupeauxcirculent sous ces voûtes diaphanes ; etlorsque le soleil lancera tout à coup sesrayons sur tous ces objets, l’homme secroira au milieu d’un monde de lumière.
Mais le carbone seul n’enrichit pasl’univers; les pierres les plus précieusesse trouvent sous nos pas. C’est de l’argile