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Tome premier.
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246
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DE LA. LUMIERE,

« Lorsqu'un corps lumineux répand sur tous les« autres corps renfermés dans sa sphère un éclat qm« affecte nos yeux, et rend ces corps visibles pour« nous, cet effet suppose nécessairement lexistence« dun iiuide, dont laction sexerce, et sur les or-« ganes éclairés, et sur lorgane qui les aperçoit,. Ce« fluide est-il une matière subtile qui remplit toute« la sphère de lunivers, et à laquelle le corps lurni-« neux imprime une agitation qui se transmet de« proche en proche, comme les vibrations du corps« sonore se propagent par lintermède de lair? Telle<c était l'hypothèse deDescartcs, admise par plusieurs« physiciens modernes, qui, pour ladapter au phé-« Tiomène de la réflexion et à celui de la propagation« de la lumière, y ont fait quelques changements, en« supposant que les particules de ce fluide, au Heu« dêtre inflexibles et tout a fait contiguës, comme« le voulait Descartes , étaient élastiques et laissaient« entrelles de petits intci valles. La lumière provient-« elle au contraire dune émission ou dun écoulement« des particules propres du corps lumineux, quil« lance sans cesse de tous côtés, par un effet de lagi-te tation continuelle que lui-même éprouve ? Dans« cette hypothèse, qui est celle de Newton, il en« serait de la lumière, du moins quant a la manière« dont elle est produite , comme des corpuscules« émaués des corps odorants ».

JIavy.