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DE LA. LUMIERE,
« Lorsqu'un corps lumineux répand sur tous les« autres corps renfermés dans sa sphère un éclat qm« affecte nos yeux, et rend ces corps visibles pour« nous, cet effet suppose nécessairement l’existence« d’un iiuide, dont l’action s’exerce, et sur les or-« ganes éclairés, et sur l’organe qui les aperçoit,. Ce« fluide est-il une matière subtile qui remplit toute« la sphère de l’univers, et à laquelle le corps lurni-« neux imprime une agitation qui se transmet de« proche en proche, comme les vibrations du corps« sonore se propagent par l’intermède de l’air? Telle<c était l'hypothèse deDescartcs, admise par plusieurs« physiciens modernes, qui, pour l’adapter au phé-« Tiomène de la réflexion et à celui de la propagation« de la lumière, y ont fait quelques changements, en« supposant que les particules de ce fluide, au Heu« d’être inflexibles et tout a fait contiguës, comme« le voulait Descartes , étaient élastiques et laissaient« entr’elles de petits intci valles. La lumière provient-« elle au contraire d’une émission ou d’un écoulement« des particules propres du corps lumineux, qu’il« lance sans cesse de tous côtés, par un effet de l’agi-te tation continuelle que lui-même éprouve ? Dans« cette hypothèse, qui est celle de Newton, il en« serait de la lumière, du moins quant a la manière« dont elle est produite , comme des corpuscules« émaués des corps odorants ».
JIavy.