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Tome premier.
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279
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LETTRE XXII.

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Et, reprenant leur première splendeur ,Jusques au ciel levaient un front vainqueur.Elle n'est plus , cette cite superbe,

Elle nest plus; et ses restes épars,

Qu'avec respect cherche lami des arts,

Sont pour jamais ensevelis sous 1 herbe.

, sélevait le palais des Césars ;

Ici, régnait un vaste amphithéâtre ,

tout un peuple inconstant, idolâtre,Venait de sang cuivrer ses regards.

Plus loin je vois, je reconnais la place lorateur aux ministres des loixFaisait entendre une éloquente voix,

Et d'un client sollicitait la grâce.

Plus loin, an pied de ces côleaux riantsCouverts de pampres et d'arbres verdoyants,Je vois encore, à travers le feuillageQui sur la Saône cpanchc son ombrage,Quelques tombeaux. De quel grand souvenirJe sens mon ame aussitôt se remplir !

, tout minvite à la mélancolie.

Je songe alors, je songe en soupirantQue sur la terre il nest rien de constant ;Que la verLu, de malheurs poursuivie,

Pour être heureuse attend une autre vie,Que, plein dorgueil, le crime triomphantContre le ciel lève son front impie,

Mais qu'une voix à chaque instant lui cric :

« Un Dieu vengeur dans la tombe tattend. »