■LIVRE TROISIÈME.
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nous dévoilerait l’origine de bien des mys-tères , si on l’appliquait à quelques su-perstitions des peuples. Il est des cir-constances, par exemple, où les spectrespeuvent avoir leur cause dans la Nature.Les guerriers d’Ecosse voyaient des ombreserrer dans les brouillards épais du Lego ;nos villageois superstitieux, lorsque l’airest chargé de vapeurs noires, rencontrentdes fantômes que leur frayeur agrandit ;ne serait - il pas possible qu’il y eûtquelque chose de vrai dans ces visionsextraordinaires , et que les Calédonienset nos paysans eussent vu leurs propresimages réfléchies dans les eaux raréfiées,comme elles se réfléchissent dans un ruis-seau? Souvent, le soir, en me promenantaux bords des marais, j’ai cru apercevoir,au milieu des brumes épaisses, une ombreerrer avec moi dans la solitude.
Le père de Châles, jésuite, raconte,comme témoin oculaire , qu’en plein jouron vit à Besançon un homme d’une taille