L'examen de cette matière nous amène à envisagerla question sous un point de vue impartial d’abord,puis à remonter au début des voies ferrées, poursuivre ensuite le développement que les chemins de1er ont acquis jusqu’à nos jours, développement quise traduira dans cette esquisse par la position que lescompagnies exploitantes ont su acquérir vis-à-vis dupublic et des Etats.
Comme il est désirable que les faits soient mis àà la portée de chacun, il est nécessaire de. résu-mer autant que possible cet exposé et d’éviter aussibien la complication que provoqueraient des preuveschiffrées, que l’énumération des lois et des divers règle-ments ou ordonnances imposés par les autorités supé-rieures aux compagnies de chemins de fer, ou oc-troyés au public par les compagnies.
Le but de cet exposé est, en un mot, de présenterun raisonnement simple et d’ouvrir la discussion sur lamatière se rapportant aux devoirs et aux droits quidoivent régir le public et les compagnies qui exploitentles voies ferrées.
Cela dit, qu’il nous soit permis d’entrer en matière.
En considérant la voie ferrée à son début, non lorsdes essais qui se firent pour la faire adopter, maislorsqu’elle commença "à se généraliser en Europe eten Suisse tout particulièrement, que voyons-nous?
Nous voyous qu’un pays ou une contrée est par-venue par sa population, son instruction, son rende-ment agricole, son industrie, ou sa position politiqueencore, à un tel degré de civilisation que les primitivescommunications et les simples moyens de transport,quoique peu à peu améliorés, sont cependant devenusinsuffisants ; la population a le sentiment qu’il est