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Mous avons au conlraire exposé aux délégués des deux Cantons, quenous procéderions de la manière suivante, à savoir, qu'après nousêtre procuré des l eu; eignemenls complémentaires qui nous manquaientencore sur les plans et devis, nous nantirions l'Assemblée fédérale donos propositions définitives, tant sur le ehilfre de la subvention de laConfédéralion, que sur les conditions auxquelles elle serait subor-donnée. L’Assemblée fédérale se prononcerait ensuite sur chacun deces points, sous la forme d'un arrêté, lequel serait communiqué auxCantons qui auraient à luire connaître leur adhésion définitive ou leurrefus.
Mous n’avons pas voulu faire de lu quotité de la subvention fé-dérale elle-même, l’objet des délibérations des Conférences, d'un côté,pour laisser plus de liberté à l’Assemblée fédérale, et d'un autre (ôtéparce que cela aurait pu conduite à marchander de part cl d'autre,Apiès un mûr examen de la question, nous pensons qu’il y a lieu àpreudie en considération pour la fixation de la subvention fédérale,les circonstances suivantes:
La route de la Furka a avant tout, une importance éminemmentsuisse ; les intérêts militaires de. la Suisse sent le principal mot f desou établissement, auquel vient s’ajouter l'intérêt au point de vuepolitique de relier ensemble plus étroitement les habitants des hautesvallées et des Cantons alpestres entre eux et avec le centie de laSuisse , et au point de vue commercial, d’établir entre ces contréesune communication rendue plus désirable encore par le nombre tou-jours croissant des touristes en Suisse .
Pour les Cantons immédiatement intéressés d’Cri et du Valais ,celte roule a une importance essentiellement locale; en effet, lesvallées d’L'rsern et de Couches (Haut—Valais) en tireront seuls un profitdirect ; les autres parties des deux Cantons n’y ont qu'un intérêt in-direct. Ces deux Cuntons appartiennent à la classe des moins favori-sés de la fortune; ils n'ont relativement qu'une petite étendue de solfertile, très peu d'industrie et de commerce, et ils ont en outre, leValais surtout, à se défendre constamment contre les éléments dévas-tateurs de la nature.
L’entretien de la nouvelle roule sera déjà pour eux une chargeconsidérable.
C'est en outre un devoir de bon confédéré pour les parties dela Suisse mieux favorisées par leurs positions géographiques, que des'aider à fournir aux Cantons éloignés les moyens de se rapprochertoujours plus du reste de la Suisse en ce qui concerne leur situationintellectuelle et matérielle.
Par ces motifs nous sommes amenés à la conclusion que la Con fédération doit supporter pour la plus grande partie, les frais d’établisse-