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cocon. Cette opération se nomme la battue.Quand les cocons sont ainsi préparés, la femmeen fait passer quatre ou plus dans chaque troude la barre H, suivant la grosseur à laquelleon veut filer la soie. Elle tourne chacun de cesfils autour l’un de l’autre environ vingt à vingt-cinq fois, afin que le quatrième brin ne soitpas moins lié au corps du fil que les autres ,et que le fil soit rond, et non applati commeil le serait sans cela.
Les fils ainsi tordus sont passés dans lesyeux C du guide, et de là conduits et assujettisà l’une des barres du dévidoir. Comme il estimportant pour avoir de belle soie que le fil aitperdu une grande partie de sa chaleur et de sagomme avant d’être étendu sur le dévidoir, lesPiémontais sont obligés, par une loi, à cons-truire leurs rouets à filer, de manière que ladistance entre les guides C et le centre du rouetsoit de 5o pouces français . Le conducteur doitaussi, sous peine d’amende, être mu par desroues dentées au lieude l’être par une corde sansfin qui peut se relâcher et laisser le conducteurs’arrêter: alorsl’arrangement régulier des filsse-rait interrom pu, et ils restent plusgluantsdanscette partie; au lieu que la roue dentée ne peutjamais manquer. Quand lesfils sonttout-à-faitsecs, le dévidoir est enlevé, et en pliant deuxde ses bras, au moyen de charnières on retire