coton , et aurait exigé les mêmes préparationsque cette substance avant de pouvoir formerun fil solide; ces préparations sont en effetnécessaires pour filer la bourre de soie enlevéeau premier filage des cocons , et la soie descocons qui ont été réservés pour avoir des œufsde ver-à-soie,et que le papillon a percés; maisjamais onne peut en obtenir de belle soie.
En sortant de la dissolution de savon, lasoie est portée à la machine à ourdir , qui ,comme préliminaire de l’acte de tisser , seradécrite à cet article.
Plusieurs perfectionnements dans les opéra-tions de tourner et de tirer la soie sont ence moment sur le point de s’établir ; car la fa-brication delà soie n’est pas plus avancée que nel’était celle du coton il y a trente ans. On a lieude penser que les mécaniques maintenant enusage seront sous peu d’années remplacéespar de plus ingénieuses. Celte branche d’in-dustrie , qui deviendra sans doute aussi profi-table pour nous que les manufactures de coton-a fixé 1’attention de plusieurs personnes de mé-rite.
L’art de tirer la soie a été apporté en Angle-terre par M. John Lombe , qui, avec une ex-trême habileté et au péril de sa vie, a pris leplan d’une de ces machines compliquées aveclesquelles se fait cette opération dans les étalsSardes. A son retour M. John Lombe , con-
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