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Tome troisième.
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<!u grain, qui passe inévitablement clans cha-que opération, dépose peu à peu ; si bien queclans chaque compartiment lhuile se divise encouches plus ou moins épurées. Les pompesau moyen desquelles on la relire de chaquecompartiment, marchent deux à deux, lunedescendant jusquau fond, et lautre seule-ment de moitié. 11 ny a que lhuile quon re-tire avec cette dernière pompe quon mette enbarrique; quant à lautre elle tombe dans uneétroite et profonde citerne, elle dépose, etdonne ensuite une huile plus pure. Par cet in-génieux procédé, les Hollandais sapprovision-nent non seulement eux-mèmes de cet impor-tant article, mais en expédient encore chaqueannée une quantité considérable en France eten Flandre, ils achètent le grain dont ils lex-traient. Quand on réfléchit au prix de la maindœuvre en Hollande, à la rareté du bois de cons-truction , à la chèretéde la bâtisse , et aux fraisénormes quentraînent létablissement et len-tretient dun moulin à vent., il est évident queles moulins à huile bâtis en Angleterre sur deschutes deau, et daprès la manière des Hol-landais , ne sauraient manquer dêtre dungrand avantage pour le pays. La seigneurie deLille en fait à elle seule, par an, de 00,000 à4 o,ooo barriques, contenant chacune environprès de 1200 litres.

Nous ne traçons ici quune esquisse, qui tou-