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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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Quelles sont lesqucs-lions à traiter sur les«cluses.

Question fondamen-tale de la thOorie des«cluses.

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Mais il reste encore une quantité de questions à examiner sur cet objet, queje me suis proposé d’approfondir autant que je le pourrai.

Il est sans doute intéressant de savoir : 1° si l’on trouve les mêmes avantagesdans les différentes manières dont nous nous servons des écluses (1), soit en lesemployant séparément, soit en en joignant plusieurs ensemble les unes à la suitedes autres; 2° si leurs différentes hauteurs dans un même canal, leurs différentesdimensions, n'ont pas quelques inconvénients; 3° s’il ne serait pas possible derendre le passage des bateaux encore plus prompt et plus commode qu’à pré-sent; 4° si les écluses des rivières que l’on veut rendre navigables doivent être lesmêmes que celles des canaux; 5° enfin, s’il n’y a pas quelques moyens de donnerà ces édifices plus de durée, et de les rendre sujets à moins d’entretien.

Je serai obligé, pour appliquer les principes à des exemples, de citer quel-ques inconvénients des canaux exécutés jusqu’à présent, qui ont eu une appro-bation presque générale; mais en y faisant apercevoir de légers défauts nécessairesà remarquer pour la perfection de l’art. je suis loin de porter un esprit de critiquesur les auteurs de ces fameux ouvrages, à qui nous avons de si grandes obli-gations , par les moyens ingénieux dont ils nous ont donné l’exemple , pourrassembler et conduire l’eau dans les canaux de navigation, et la ménager dansle passage des écluses.

Quoique la première question relative aux écluses qui se présente, en faisantle projet d’un canal de navigation, soit de connaître la quantité d’eau qu’il fau-dra tirer du point de partage, pour faire passer chaque bateau, il y a cependantapparence que l’on ne sait pas encore à quoi s’en tenir sur cet objet.

L’opinion commune est que les bateaux dépensent toujours deux éclusées dansleur traversée; il est cependant certain qu’il y a beaucoup de circonstances oùils n’en dépensent qu’une seule, et d’autres où ils en dépensent beaucoup plusde deux.

Lorsque les écluses sont assez éloignées pour qu’une éclusée, prise dans lesbiefs qui se trouvent entre deux écluses, ne fasse pas baisser l’eau assez consi-dérablement pour empêcher un bateau de naviguer, alors les écluses inférieuresse remplissent avec l’eau de ces biefs, et l’on n’est obligé d’en tirer du point departage que pour remplacer la première éclusée ; la même eau remplit ensuite

(1) Par le mot d’Éeluse de canaux de navigation, j’entendrai toujours le sas ou la chambreoù monte et descend le bateau, les portes d’amont et d’aval, et les épaulements et ailesaccessoires.